Muladhara

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Le chakra racine, source de vitalité et fondement de l’être

Imaginez une force simple, ancienne, silencieuse : celle qui tient debout. Un arbre peut étendre ses branches, afficher sa beauté, traverser les saisons, mais tout commence ailleurs — dans l’obscur travail des racines, profond, patient, essentiel. Le chakra racine, Muladhara, joue ce rôle en nous. Situé à la base de la colonne vertébrale, il constitue le socle de notre équilibre : la relation au corps, à la matière, au rythme de la vie quotidienne, à la sécurité intérieure. Quand il est stable, quelque chose se pose. Le monde paraît moins menaçant, l’énergie circule plus franchement, et la vie retrouve une continuité.

Fonctions et caractéristiques de Muladhara.


Muladhara est traditionnellement représenté par un lotus rouge à quatre pétales, image de la force vitale primordiale. Il est associé à l’élément Terre, symbole de stabilité, de structure, d’enracinement. Son mantra, LAM, est décrit comme une vibration qui résonne dans la base du corps et soutient l’activation de ce centre. L’animal qui lui est lié est l’éléphant, figure de puissance calme, de solidité et de mémoire : une énergie qui avance sans se disperser.

Ses fonctions principales touchent à l’essentiel : ancrage, sécurité, vitalité, instinct de survie. Sur le plan corporel, on le relie aux glandes surrénales, à la colonne vertébrale, aux os, aux jambes et aux pieds, ainsi qu’au système immunitaire – tout ce qui, symboliquement et physiquement, soutient, protège et permet de tenir dans la durée.

Un Muladhara harmonieux : la stabilité qui tient.


Lorsque Muladhara est équilibré, quelque chose se calme à la base. Le corps se sent habitable, l’esprit cesse de chercher un refuge partout, et la vie retrouve un sol intérieur. On avance avec plus de constance, sans crispation inutile : une stabilité qui ne rigidifie pas, mais soutient. La sécurité n’est plus une idée à atteindre, elle devient une sensation discrète, présente, qui permet de traverser l’imprévu avec davantage de sang-froid. L’instant se densifie : on revient au corps, au souffle, aux appuis, et l’on se sent moins emporté par les scénarios.

Signes d’un Muladhara équilibré :

  • Sécurité intérieure et stabilité : un sentiment de base solide, même quand tout n’est pas parfait ; la capacité à faire face aux difficultés sans s’effondrer.
  • Confiance en soi : une estime plus stable, la sensation de pouvoir compter sur ses ressources, et l’envie d’avancer sans se justifier en permanence.
  • Vitalité régulière : une énergie plus constante, moins “en dents de scie”, qui soutient le quotidien autant que les projets.
  • Ancrage corporel : une relation plus simple au corps, à ses besoins, à ses rythmes ; une impression de force tranquille et de résistance.
  • Présence et concentration : une attention plus nette, la capacité de rester centré sous pression, sans se perdre dans le passé ou l’anticipation.
  • Lien à la Terre et à la nature : un besoin naturel de contact avec le réel (marche, plein air, matières, silence), et un apaisement qui revient au simple fait d’être là.

Un Muladhara déséquilibré : quand la base ne tient plus.


Quand Muladhara se déséquilibre, la sensation de fondation se fragilise. La vie devient plus “instable” de l’intérieur : on peut se sentir en alerte, sans raison claire, comme si le sol manquait sous les pas. Le corps cherche à compenser, l’esprit s’emballe, et l’énergie se disperse. Ce n’est pas forcément spectaculaire : parfois, c’est une fatigue sourde, une tension permanente, une difficulté à se poser, comme si l’on vivait légèrement au-dessus de soi.

Signes d’un Muladhara déséquilibré

  • Anxiété, peurs, insécurité : un sentiment d’être menacé ou vulnérable, une difficulté à relâcher la vigilance, même dans un cadre familier.
  • Manque de confiance et fragilité intérieure : doute récurrent, peur de se tromper, difficultés à décider, à se positionner, à se sentir légitime.
  • Fatigue persistante : épuisement qui s’installe, manque d’élan, motivation en baisse, impression de “tirer sur la corde”.
  • Inconforts corporels récurrents : terrain plus sensible, vulnérabilité accrue, tensions qui reviennent, sensation d’un corps moins “solide”.
  • Dispersion mentale : concentration difficile, pensées qui partent dans tous les sens, difficulté à rester présent et à terminer ce qui est commencé.
  • Déconnexion du corps et de la Terre : impression d’être coupé de ses sensations, peu d’appétence pour l’extérieur, perte de ce lien simple qui apaise au contact du vivant.

Techniques pour équilibrer Muladhara : renforcer la base

Équilibrer Muladhara, c’est revenir au concret : au corps, aux rythmes, aux appuis. Comme on consolide une fondation, on ne cherche pas l’intensité, mais la régularité. Ce chakra répond particulièrement bien à ce qui est simple, répétitif, incarné : bouger, respirer, marcher, dormir, nourrir, ralentir.

Pratiques corporelles
Certaines approches agissent directement par le bas du corps, les jambes, le bassin, la colonne.

  • Yoga (asanas) : des postures de stabilité (l’Arbre, les Guerriers) renforcent l’axe et l’appui ; des postures de retour à soi (l’Enfant) calment le système nerveux et ramènent au sentiment de sécurité.
  • Respiration (pranayama) : la respiration abdominale et lente ancre l’énergie dans le ventre et le bassin, régule le stress, et redonne de la présence.
  • Tai-chi / Qi gong : mouvements lents, enracinés, fluides ; ils rééduquent l’appui, la verticalité, et la circulation du souffle dans le corps.
  • Marche en nature : rythme régulier, contact au sol, sensations : c’est souvent l’un des moyens les plus efficaces pour “redescendre” dans le corps et retrouver du calme.

Pratiques énergétiques et méditatives
Certaines approches agissent directement par le bas du corps, les jambes, le bassin, la colonne. énergétiques et méditatives

  • Méditation sur le chakra racine : attention posée à la base de la colonne, visualisation d’un rouge profond, répétition intérieure du son LAM, avec une sensation d’appui et de lourdeur agréable.
  • Affirmations : des phrases courtes, répétées sans forcing, peuvent renforcer la sécurité intérieure : Je suis en sécurité. Je suis stable. J’ai ma place.
  • Pierres d’ancrage : jaspe rouge, hématite, tourmaline noire (portées, tenues en méditation, ou placées dans l’espace) sont traditionnellement utilisées pour soutenir l’enracinement.

En Conclusion :

Muladhara, la fondation silencieuse. Muladhara ne cherche pas à briller. Il tient. Il porte. Il stabilise. Lorsqu’on en prend soin, quelque chose se rassemble à l’intérieur : le corps se sent habité, le souffle se pose, et la vie redevient praticable, pas à pas, dans une sécurité plus simple et plus vraie.
Travailler le chakra racine, ce n’est pas viser une perfection spirituelle, mais restaurer une base fiable : un endroit en soi où l’on peut revenir quand tout s’agite. L’ancrage devient alors une ressource, la stabilité une force tranquille, la vitalité un courant régulier plutôt qu’un sursaut.
L’équilibre des chakras, lui, n’est jamais un état figé. C’est un mouvement vivant, qui demande de l’attention, de la constance, parfois du temps. En revenant souvent aux gestes fondamentaux – présence au corps, rythme, sommeil, respiration, nature, enracinement –, Muladhara se nourrit, et avec lui se renforcent la confiance, la solidité intérieure et le sentiment d’avoir sa place.
Sous la surface des jours, il y a ce socle discret. Quand il est soutenu, tout le reste s’ordonne plus facilement : la croissance devient possible, non pas contre la vie, mais avec elle.

sandrine Blazquez

"Maître Reiki expérimentée et formée en lithothérapie, j'ai enrichi mon expertise au contact de mentors internationaux. Mes voyages et formations m'ont permis de développer une approche holistique unique, combinant l'énergie Reiki et les bienfaits des cristaux, que je mets à votre service chez HOLYTHERAPIA."